10 visages du cinéma français
Parité oblige, une section de l’édition anniversaire du fiffba est consacrée à une sélection des principaux interprètes masculins du cinéma français contemporain. Acteurs à suivre ou confirmés, ces dix comédiens aux interprétations remarquées par le public slovaque sont les héritiers de Jean-Paul Belmondo et d’Alain Delon. |
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Romain Durris
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Découvert à la sortie des cours par le
directeur de casting de Cédric Klapisch,
Romain Duris se fait connaître avec Le
Péril Jeune en 1994. Devenu l’acteur fétiche
du réalisateur, cette collaboration se
distingue par les succès de Chacun cherche
son chat (1995), L‘Auberge Espagnole
(2002), Les Poupées Russes (2005) jusqu‘à
Paris (2008). Mais Romain Duris sait
alterner les rôles et les situations avec
des films aussi différents que Gadjo Dilo
(1997) de Tony Gatlif, De battre mon coeur
s‘est arrêté (2005) de Jacques Audiard
ou Molière de Laurent Tirard, présenté à
Bratislava lors de l‘édition 2007 du FIFFBA. |
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Mathieu Amalric
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C’est auprès du réalisateur Arnaud
Depleschin que Mathieu Amalric est
remarqué avec un premier rôle dans
Comment je me suis disputé… (ma vie
sexuelle) qui lui offre son César du meilleur
espoir masculin en 1997. Il s’impose alors
comme l’un des acteurs incontournables
du cinéma d’auteur français des années
90. Matthieu Amalric a depuis réalisé
trois longs-métrages mais c’est en tant
que comédien qu’il obtient la consécration
en 2005 : le César du meilleur
acteur dans Rois et Reines d’Arnaud
Depleschin et un rôle dans Munich
de Steven Spielberg. Impressionnant
dans son interprétation du journaliste
Jean-Dominique Bauby, atteint du lockedin-
syndrome, Mathieu Amalric reçoit
en 2008 un second César du meilleur
acteur pour Le Scaphandre et le Papillon. |
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Benoît Magimel
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Benoît Magimel débute sa carrière de
comédien à douze ans en interprétant
l’inoubliable « Momo Groseille » de La
Vie est un long fleuve tranquille d’Etienne
Chatillez en 1988. Sa filmographie va
compter avec les plus grands réalisateurs
du cinéma français : Mathieu
Kassovitz (La Haine), Michael Haneke (La
Pianiste), et Nicole Garcia (Selon Charlie).
La Fille coupée en deux est son second
film tourné sous la direction de Claude
Chabrol après La Demoiselle d’Honneur
en 2004. On le retrouvera en 2008
dans l‘adaptation de La Possibilité d’une
île que réalise Michel Houellebecq. |
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Louis Garrel
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Fils du réalisateur Philippe Garrel, Louis
Garrel décroche son premier grand rôle au
cinéma aux côtés de Jane Birkin dans Ceci
est mon corps de Rodolphe Marconi. Mais
le comédien est surtout remarqué lors de
ses rôles dans deux films évoquant les évènements
de Mai 1968 à Paris : Innocents
(2002) de Bernardo Bertolucci et Les
Amants réguliers (2004) de Philippe Garrel.
C‘est pour ce film qu‘il obtient le César
du meilleur espoir masculin en 2005.
Suit alors sa rencontre avec le réalisateur
Christophe Honoré qui lui confie les rôles
principaux de Ma Mère (2004), Dans Paris
(2006) et Des Chansons d‘amour (2007). |
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Maurice Benichou
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C’est au théâtre, sous la direction de Patrice
Chéreau et de Peter Brook, que Maurice
Benichou s’illustre avant de participer
au Fabuleux destin d’Amélie Poulain de
Jean-Pierre Jeunet en 2004. Il multiplie
alors ses apparitions au cinéma avec
Code inconnu et Caché de Michael Haneke
et compte des collaborations avec des
acteurs-réalisateurs : Eric Caravaca (Le
Passager en 2005) et Niels Arestrup (Le
Candidat en 2007). Outre Sous les toits de
Paris d’Hiner Saleem, sorti à la fin de l’année
2007, Maurice Benichou est aujourd’hui
à l’affiche du Paris de Cédric Klapisch. |
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Sergi Lopez
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Comédien d’origine catalane habitué
aux premiers rôles du cinéma français,
Sergi Lopez est l’acteur fétiche de Manuel
Poirier. Après avoir suivi des cours de
comédie et de cirque, il accède à la
notoriété avec Western, le « road movie »
breton de Poirier qui enchante le Festival
de Cannes en 1996. Drôle et chaleureux,
ce « latin lover atypique » est sollicité
par les réalisatrices Catherine Corsini et
Marion Vernoux. Les spectateurs slovaques
ont pu remarquer Sergi Lopez dans Une
liaison pornographique, un film adoptant
un style documentaire pour évoquer
l‘histoire d’un fantasme sexuel, puis
dans Harry, un ami qui vous veut du bien
qui lui vaut le César du meilleur acteur
en 2001. Il a récemment interprété un
terrifiant capitaine de l‘armée franquiste
dans Le Labyrinthe de Pan (2006). |
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Yvan Attal
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Sa première apparition à l‘écran dans Un
monde sans pitié d’Eric Rochant lui vaut en
1990 le César du meilleur espoir masculin.
Le réalisateur lui confie ensuite le rôle
principal de ses deux films suivants, Aux
Yeux du monde, qui marque la rencontre du
comédien avec celle qui deviendra sa compagne
et sa muse, Charlotte Gainsbourg,
et Les Patriotes, tourné en Israël, le pays
dont il est originaire. Jouant volontiers les
mauvais garçons, Yvan Attal est lauréat
du prix Jean Gabin. Il passe également
derrière la caméra en décrivant avec
humour les affres d‘un homme qui partage
la vie d‘une comédienne dans Ma femme
est une actrice (2001). Il signe en 2004 Ils
se marièrent et eurent beaucoup d‘enfants. |
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Jérémie Renier
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Révélé au milieu des années 90 par les
frères Dardenne, cet acteur belge poursuit
une belle carrière auprès des cinéastes
français. Depuis son rôle d’adolescent lucide
dans La Promesse aux Amants criminels,
le conte sanglant du provocateur Ozon,
Jérémie Renier a démontré toute la diversité
de son talent. Après le succès de la
méga-production Le Pacte des Loups et ses
retrouvailles avec les frères Dardenne dans
L‘Enfant (Palme d‘Or à Cannes 2005), on
le retrouvera en 2008 auprès d’Olivier
Assayas (L‘Heure d‘été) et de Laetitia
Masson (Coupable, présenté à Berlin). |
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Jean Rochefort
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Eternel interprète d’Etienne dans Un
Elephant ça trompe énormément (1976)
et Nous irons tous au paradis (1977)
d’Yves Robert, Jean Rochefort a joué dans
d’innombrables succès du cinéma français.
Il a remporté trois Césars dont une récompense
célébrant l’ensemble de sa carrière
en 1999. Récemment l’acteur s’est illustré
sous la direction d’Édouard Baer dans
Akoibon (2005) et Ne le dis à personne
(2006) de Guillaume Canet. En 2007, il a
interprété la chanson de Fernandel « Félicie
aussi » sur la scène de l’Olympia à Paris en
compagnie du chanteur Vincent Delerm. |
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Michel Blanc
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Issu de la troupe du Splendid, Michel
Blanc a d’abord brillé dans de nombreuses
comédies populaires du cinéma français
telles que Le Père noël est une ordure
(1982), Les Bronzées font du Ski (1979)
ou Marche à l’Ombre qu’il réalise en
1984. Michel Blanc a ensuite orienté
sa carrière d’acteur vers des rôles plus
psychologiques dont Monsieur Hire (1989),
sa propre réalisation Grosse Fatigue (1994)
ou Je vous trouve très beau (2006). Les Témoins est sa première collaboration avec
André Téchiné. |
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