Festival International Du Film Francophone Bratislava

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DARATT – SAISON SECHE

Drame


Tchad, France, Belgique, Autriche
½2006 ½ 95min
 

Réalisation: MAHAMAT SALEH HAROUN

 

Avec: Alo Bacha Barkai, Youssouf Djoro, Aziza Hisseine 
 

Vente: Pyramide distribution
 

Daratt
est un conte de vengeance, celle d'un jeune homme qui veut la mort de l'assassin de son père, et finit par se lier à lui dans un duel de haine et de compassion. Pendant l'interminable guerre civile tchadienne, le père d’Atim a été tué par Nassara qui, alors que le gouvernement vient tout juste de proclamer l'amnistie générale, peut continuer à couler des jours tranquilles. L'ancien criminel est un vieux boulanger malade, qui porte en lui le poids de sa solitude et de ses exactions passées. Il voit dans Atim le fils qu'il n'a pas eu, en fait son apprenti et lui enseigne l'art de la fabrication du pain. Le cinéaste tchadien Mahamat Saleh Haroun parvient à nous raconter une tragédie éminemment africaine, avec des résonances qui dépassent très largement la contextualisation de son cadre géographique.

 «Les deux hommes se tournent autour comme des coqs dans une arène, dans des plans rapprochés qui rappellent par moments ceux de Claire Denis. C'est toute l'histoire d'un pays qui se joue dans cette petite cour. La dialectique de la vengeance et du pardon se développe en prenant la forme d'un véritable suspense. Existe-t-il une voie médiane, qui passerait par la transmission de quelque chose d'autre que la violence ? ... Fable morale simple, qui invente son langage propre.» Isabelle Regnier, Le Monde

Daratt (saison sèche) a décroché le Prix spécial du jury à la Mostra de Venise en 2006

Etudiant au Conservatoire Libre du Cinéma Français, Mahamat-Saleh Haroun se tourne ensuite vers le journalisme et intègre l'IUT de Bordeaux en 1986. Journaliste pour la presse régionale puis pour une radio locale, il signe son premier court métrage, Maral Tanie, primé au Festival "Vues d'Afrique", en 1994. Cinq ans plus tard, son premier long, Bye-Bye Africa remporte deux prix au Festival de Venise, avant que Abouna (notre père) ne soit présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2002.
 
 

22/03  21h00  kino Tatra -  24/03 17h00 Aupark