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Kamel vient de rentrer en Algérie, suite à une condamnation
suivie d’une expulsion. Mais Kamel ne connaît rien de
l’Algérie : il devra s’acclimater, comprendre une culture et des
rites qui sont ses racines mais lui sont étrangers. Kamel, en
quête d’identité, se trouve plongé dans le tumulte de la vie au
Bled, un Bled qui devient à son tour sujet du film. Loin des
poncifs, l’Algérie est montrée sous toutes ses facettes : sa
beauté, sa rigueur, ses violences intégristes, les solidarités,
la cruauté de la loi traditionnelle envers les femmes, les
rapports entre les enfants émigrés du pays et ceux restés au
Bled… Tout y passe, et c’est là le grand talent de
Ameur-Zaïmeche : montrer sans énoncer, sans dénoncer. Un
magnifique périple humain.
« Paysages, visages,
corps écartelés entre l’extase et la fureur; la beauté du film
est dans sa puissance d’évocation
»
Jean-Luc Douin, Le Monde
Distinctions :
Festival de
Cannes 2006, Prix de la jeunesse,
Nomination festival International du Film de Thessalonique 2006,
Nomination Festival International du Film de Rotterdam 2007
Passionné depuis longtemps de cinéma,
Rabah
Ameur-Zaïmeche décide en 2001, armé d'une petite
caméra DV, de réaliser avec quelques amis
Wesh Wesh,
qu'est-ce qui se passe ?, un film sur un sujet
sensible: la difficile réinsertion dans le monde du travail d'un
ancien délinquant. Le jeune réalisateur prend pour cadre de son
histoire la Cité des Bosquets, en Seine-Saint-Denis, un endroit
qu'il connaît bien puisqu'il y a passé toute son enfance. Ce
coup d'essai remporte le prix Léo Sheer d'aide à la distribution
au Festival Internationnal du Film de Belfort en 2001. En 2005,
il signe sa deuxième réalisation
Bled number
one dans laquelle il joue un ancien prisonnier
expulsé dans son pays d'origine, l'Algérie, un pays qu'il
découvre avec un regard européen. |